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    Qu'est-ce que la communication ?

    La communication est essentielle à la vie. Elle permet d'échanger des impressions, des messages, des significations de façon à être compris et comprendre pour participer à la vie sociale.

     

    La communication est d'abord perception puisqu'elle prend appuis sur des signaux d'ordre sensoriel. La responsabilité de nous faire comprendre nous incombe. Il est donc important pour nous de connaître et d'améliorer notre manière de communiquer. La communication avec une personne saine ou atteinte de démence demande un savoir-faire adapté à chaque situation, à chaque personne. L'altération de communiquer est l'une des difficultés les plus marquées chez les personnes qui souffrent de démence.

     Qu'est-ce que la communication ?

    La défaillance de la mémoire provoque l'oubli des mots et appauvri le dialogue. Les modifications cérébrales changent aussi le comportement
    ( qui devient souvent étrange ), les fonctions de l'intelligence et du jugement.
    La désorientation dans le temps et dans l'espace et la difficulté de reconnaître les personnes coupent le fil logique de la conversation. La personne deviens prisonnière d'elle-même, incapable d'exprimer ses besoins, ses désirs, ses opinions. Le fil de la communication se rompt.

    Qu'est-ce que la communication ?

     

    Les lésions cérébrales ne peuvent à elles seules expliquer les comportements aberrants de ces malades. Les facteurs favorisants ou déclenchants ces comportements proviennent soit de l'environnement, soit de l'attitude même des soignants. C'est pourquoi, il est important de bien comprendre le phénomène de la démence et créer ainsi un espace de communication et une relation permettant de sécuriser et de déclencher ses principales préocupations.

     

    N'oublions pas que le dément communique avec nous jusqu'au terme de sa maladie, que tout comportement en présence d'une autre personne est communication.

      Qu'est-ce que la communication ?

    Il est important d'utiliser un ton, des mots, des gestes qui conviennent à la communication entre dément et soignant. D'où l'importance de bien connaître les principes de la communication.

      

     

      

     


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    1.  Perception et dévalorisation du dément

    A nos yeux, le dément n'est plus tout à fait un homme. Il appartient à une catégorie dégradée, souvent dévalorisée. Il est souvent considéré comme une chose que l'on installe, qu'on entretient, mais à laquelle on ne s'adresse plus.
    Toutes les décisions sont prise à sa place, sans le consulter, comme s'il n'existait pas, comme si son avis n'avait aucune importance.
    Il est là, il fait souvent partie des meubles.

    Perception et dévalorisation du dément

      

     On ne lui reconnait plus sa pleine humanité, on l'infantilise.
    On lui parle comme à un enfant avec un ton et des gestes infantilisants.
    Les questions posées sont précédées par une prise en charge de la situation.
    On considère souvent que certains sujets difficiles ne peuvent être abordés avec les déments. La mort est souvent un sujet tabou. La mort du conjoint est souvent cachée par la famille, car " de toute façon, il ne comprendrait pas ".

     Perception et dévalorisation du dément

    Vécu

     

    Monsieur H. atteint de démence cherchait continuellement son épouse décédée depuis 2 ans. Aux questions répétées de Monsieur H., une aide-soignante, éxcédée, répondit que Madame est allée faire des courses et qu'elle reviendrait bientôt. Inquiet, il ne cessait d'interroger sur la cause du retard de son épouse.

    La vérité n'aurait peut-être pas changé grand chose dans son comportement, je m'adressai alors à une autre
    aide-soignante qui lui dit la triste vérité.
    Celui-ci, très peiné, ne chercha plus son épouse pendant quelques heures.

    Pour les proches, il est souvent difficile d'aimer le dément aussi bien pour ce qu'il a été que pour ce qu'il est devenu, de trouver un plaisir à être avec lui.
    Lors de visites, un malaise s'installe de part et d'autre.
    Il est plus facile pour ceux qui n'ont pas connu les déments, avant le début de la maladie, de les apprécier tels qu'ils sont désormais.
    La modification profonde de la physionomie de la plupart d'entre eux permet aussi de mesurer l'ampleur du deuil qu'on à faire leurs proches.

    Vécu

    Madame P. a 40 ans. Le placement de sa maman, atteinte de la maladie d'Alzheimer, en institution a été une décision très difficile à prendre. Au début, les visites étaient régulières ( 3 fois/semaine). Les mois passent et l'état général de la maman s'altère progressivement.
    Madame P. ne sait plus communiquer avec sa maman. Ses visites deviennent plus espacées ( 1 fois/semaine ). Elle n'arrive plus à retenir ses larmes. Elle ne retrouve plus sa maman, mais une étrangère. Elle a beaucoup de mal à se la rappeler alerte et pleine de vie. Elle finit par ne plus la voir que tous les quinze jours. Ses visites lui sont de plus en plus pénibles et le temps consacré à sa maman de plus en plus court. Et un jours, elle posa la question : Combien de temps peut vivre un Alzheimer... ?

     

    Mon dieu,le plus souvent, l'apparence déçoit : il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit   
                                                                                 ( Molière, Tartuffe)

     


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    Les quatre mécanismes de la communication

    I.   On ne peut pas ne pas communiquer

      

    Tout dans le comportement a valeur de message. Il est impossible d'avoir
    un " non comportement ". La communication est donc permanente. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'exprimer quelque chose avec les expressions de notre visage ou nos mouvements, infimes soient-ils.
    Nous communiquons, même à notre insu. Tout comportement nous influence.
    Nous y réagissons. Nous communiquons. D'où l'importance de décrypter
    cette "messagerie comportementale ".

      

    II.   Toute relation est interaction

     

     2.  Les quatre mécanismes de la communication

      

     

    La relation entre les deux partenaires se doit d'être complémentaire.
    Le comportement de l'un complète le comportement de l'autre.
    La personne qui occupe la position haute détermine la manière de la
    relation ( amicale, d'aide, d'autorité,... ) et le partenaire a le choix de s'y adapter, d'y résister ou de la refuser. Lorsque la personne s'adapte à la relation ( qui n'est pas imposée ), on parle de relation complémentaire.

     

    III.   Toutes communication s'étabit simultanément à deux niveau :
    le contenu et le relation

     

     2.  Les quatre mécanismes de la communication

      

    Le contenu, c'est ce qui est dit dans le message.
    La relation indique comment on doit comprendre le message.
    Soit cette relation est contenue dans le message ( ex : " je ne suis pas content. " ) soit elle est exprimée par le langage non verbal.
    C'est pourquoi le langage non verbale est si important.

     

    IV.   Toute communication est à la fois verbale et non verbale

     

     

      Les quatre mécanismes de la communication

    1La communication verbale

     

    Les bases d'une communication efficace impliquent de ne jamais parler sur l'autre, ni à la place de l'autre.
    Pourtant, face à des personnes diminuées psychiquement, la tentation est grande de parler, de décider pour elles.

     

    2.  Conseils pour tenir une conversation avec un malade

     

    Il est important de commencer une conversation en s'identifiant et en appelant la personne par son nom. Il nous faut employer des mots familers et des phrases courtes et simples. Veillez à parler lentement, distinctement, sans crier, avec un ton de voix modulé. Poser une question à la fois et attendre la réponse. Si nécessaire, répétez avec les mêmes mots.

     

    Il ne suffit pas de parler, il faut parler juste
                                                         ( Shakespeare, Le songe d'une nuit d'été )

     

    3.  La communication non verbale

     2.  Les quatre mécanismes de la communication

     

    Tout comportement est un message.
    Le dément sénile malade ne comprend pas ce qui se passe.
    Il ne gémit que rarement, ne se plaint pas. Que son nez coule, que sa gorge soit douloureuse, il n'appelle pas et se laisse généralement soigner.

    Il est très instructif d'observer les attitudes corporelles, elle peuvent trahir une maladie, une angoisse, une joie.

    A l'inverse, le patient sera plus attiré par une personne souriante, à l'aise dans son corps " bien dans sa peau " selon l'expression habituelle. 

    La communication non verbale utilise trois supports :

     

    2.  Les quatre mécanismes de la communication

     

    a)  Le corps : gestes, postures,...
    b)  Les artifices liés au corps : vêtements, maquillages, tatouages...
    c)  La dispersion dans l'espace : rapport de distance, espace territorial...

    ... et apporte trois types d'informations :

    a)  Sur l'état affectif et émotionnel de l'émetteur
    b) Sur son identité
    c) Sur son milieu extérieur

     

    Il est souvent difficile de controler ses communications non verbales, de régler ou de choisir certains gestes, qui inconsciemment échappent à tout contrôle.
    La face est la zone du corps la mieux controlée.

    Les communications verbales et non verbales se complètent.

    Ex : - Expression triste d'un visage annonçant une mauvaise nouvelle.

    - Intonation de la voix lors d'une admonestation.

    - Respect de l'uniforme.

    Le langage est notre corps et notre air, notre monde et notre pensée, notre perception et notre conscient même.

                                                                     ( Philippe Sollers, Logistiques )  

       


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  • Communication - Quelques conseils

    1.   S'approcher du patients par devant et donner les raisons de notre présence.

    2.   Faire face au patient et être proche, dans la même position ( debout ou assise ).

    3.   Être en contact visuel permanent. Se dépacer si nécessaire pour saisir son regard.

    4.   Utiliser le toucher, mettre les mains sur les épaules en lui parlant.

    5.   Faire des signes de la tête pour indiquer que nous comprenons ce qui se dit.

      

    Quel mode de communication faut-il privilégier ?

      

    Nous devons axer notre mode de communication sur celui du patient.
    Que ce soit par l'humour, surréaliste, non verbal ou tout autre mode aussi fantasque qu'il puisse être, nous devons adopter ce mode de communication, car un dialogue est un dialogue, quelle que soit la forme qu'il prenne.
    Nous devons être capables de nous adapter à toute situation.

      


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  • Ecoute et empathie

    Nous devons apprendre à nous centrer sur la personne désorientée et non sur notre propre interêt. Il faut essayer de se mettre à l'écoute de cette personne, de prendre sa vie en considération.

    Ecoute et empathie

    Entendre n'est pas la même chose qu'écouter parce que l'écoute est une activité consciente du cerveau. C'est bien parce que nous le voulons que nous écoutons.

    Ecoute et empathie

    Notre écoute doit être attentive et empathique. Mieux comprendre l'autre implique la faculté de " se mettre à sa place ", c'est-à-dire d'éprouver des sentiments voisins des siens en s'imaginant dans la même situations.
    C'est ce qu'on appelle l'empathie. Mais cela doit rester sa situation, ses
    sentiments et il ne faut en aucun cas se les approprier.

    L'empathie ne veut pas dire identification et faire siens les problèmes de l'autre ne peut aider aucun des deux parties.


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