• Dans un impressionnant film-documentaire diffusé sur Arté début 2018, Toute la musique que j'ai aimée des patients atteints de démences se souviennent grâce à la musique. L'idée est basée sur le programme de musicothérapie américain " Music and Memory " initié par des chercheurs, des neurologues et des musiciens.

    Le Music and Mémory part du principe que la musique est indissociable des émotions. Bien plus qu'une simple stimulation, elle toucherait toutes les parties du cerveau. Les chansons permettent également de "réveiller" d'un état léthargique puisqu'elles engendrent la production de dopamine.

    Des chercheurs de la Brown University School of Public Health, ont étudié l'efficacité de cette thérapie. Selon eux, elle permet d'éviter les effets secondaires de la médication. Sur un panel de 12.958 résidents de maisons de retraites atteints de démence, ils étaient 20,1% à avoir arreté un traitement antipsychotique après avoir commencé une musicothérapie.

    La France aussi s'est penchée sur cette question de thérapie musicale. L'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) a créé une mini série intitulé " les allegros d'Alzheimer " dédiée à la question. On y découvre des ateliers de chants et de mémorisation de mélodie qui non seulement éveillent le patient mais lui donnent aussi la capacité d'apprendre à nouveau. Une découverte importante puisque l'on pensait qu'à un certain stade de la maladie cette capacité d'apprentissage était totalement perdue.

    Des analyses de neuro-imagerie expliquent la possibilité de mémoriser des mélodies contrairement à de simples textes par une stimulation particulière de l'hippocampe : la partie du cerveau responsble de la mémoire et de l'attention. C'est cette zone qui est touchée par Alzheimer.

    Cependant, la musicothérapie ne va pas soigner un Alzheimer. La thérapie ne peut "réanimer" les neurones ne fonctionnant plus. Elle peut stimuler ceux qui sont encore intacts et réorganiser leurs structures. Le mécanisme de la plasticité cérébrale, qui créer de nouvelles connexions neuronales, est rendu possible. Des régions détruites par la maladie peuvent être compensées par d'autres. A défaut de guérir, la musique permet tout de même d'améliorer la qualité de vie.

                                                                  Anastasia Wolfstirn (2 juillet 2018)

        


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  • Manger " Mains "

     

    Le « manger-Mains est un projet d’autonomisation de l’alimentation de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

    En effet, à un certain stade de la maladie, le patient perd complètement la notion d’utilisation des ustensiles de cuisine tels que fourchettes, couteaux ou cuillères.

    L’alimentation est un besoin vital et, par conséquent, une condition indispensable à la vie. Il n’en reste pas moins que les repas représentent non seulement une source de plaisir, de convivialité et d’échanges, mais également un moment extrêmement privilégié où l’on s’occupe de son corps et de son esprit.

    Dans l’accompagnement de personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, le respect et la stimulation de l’autonomie font partie des priorités des équipes soignantes. Cette règle est aussi valable en ce qui concerne l’alimentation, étant donné que les trois repas principaux et le goûter prennent beaucoup de place dans la journée du résidant.

    Ce « manger avec les doigts » a toujours, dans l’esprit des gens, une certaine connotation de saleté, de mauvaise éducation et de régression mentale. De ce fait, il s’agit, pour le projet du « Manger-Mains » de faire en sorte qu’il soit accepté que la personne puisse se servir de ses doigts pour prendre une nourriture adaptée et ce, sans jugement.


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  • Nous avons vu que la musique joue un rôle important chez le malade ; elle réveillent les sentiments et les émotions enfouis au plus profond de leur être.

    La poésie joue un rôle semblable, elle repêcher des souvenirs enfouis dans leur cœur : une association emmène des adolescents et d'anciens comédiens lire des poèmes et chanter des chansons à des personnes âgées souffrant de la maladie d'Alzheimer.

    La maladie d'Alzheimer et la poésie

    " La poésie est le souvenir des meilleurs et des plus heureux moments, des meilleurs et des plus heureux souvenirs "

                                      P. B. Shelley

     

      

      

     


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  • Maladie d'alzheimer et la musique

    La musique exerce un pouvoir connu sur notre bien-être. Elle apaise, détend, permet d’évacuer des émotions négatives, console et nous rend heureux.  Utilisée à bon escient, elle permet de transformer les situations angoissantes et de réduire les troubles de comportement.

    Peu répandue, la musicothérapie commence à occuper de plus en plus de place dans le traitement symptomatique et non pharmacologique de la maladie d’Alzheimer. Elle éveille des sentiments et émotions enfouis alors que la personne atteinte perd peu à peu sa mémoire épisodique, sa capacité à s’exprimer verbalement et sa capacité de raisonner.

     

    Maladie d'alzheimer et la musique

     

    Il est souvent relaté, qu’une personne dans un état avancé de la maladie d’Alzheimer, parlant très peu et dont la mémoire s’étant peu à peu effacée, se souvienne des paroles de chansons populaires en entendant la musique.

    La musicothérapie s’intéresse à la mémoire affective liée aux émotions souvent fonctionnelle jusqu’à la fin de la vie. La musique permet de rétablir les repères familiers (souvenirs) de la personne et de communiquer avec elle. Elle a un pouvoir évocateur en faisant appel à l’ouïe et aux émotions. À l’écoute d’une mélodie, la personne se retrouve instantanément au moment où elle a entendu cette mélodie et revit l’émotion survenue ;
    vous voulez faire l’expérience :
    où étiez-vous ? Avec qui étiez-vous ? Que ressentiez-vous ?
    Lorsque vous avez dansé pour la première fois sur la chanson «feelings». Elle a aussi un pouvoir entraînant par exemple : voulez-vous danser le «rock and roll» ?

     

    Maladie d'alzheimer et la musique

     

    Il n'est pas rare de voir en institution des personnes quasi apathique frétiller, bouger bras et genou et taper du pied en battant la mesure à  l'écoute d'une musique qui rappelle une certaine époque de sa vie. Ils ne demandent qu'une occasion fournie par le personnel soignant pour se lever et d'esquisser quelques pas de danse.

    Et que dire de la personne complètement désorientée dont l'oubli prend de plus en plus de place dans sa vie et qui continue à jouer du piano régulièrement !

     

    Maladie d'alzheimer et la musique

     

    La musique, une thérapie à user sans modération.


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